Un échange, c’est quoi ?

Tower bridge

Le récit qui va suivre est une histoire fictive , mais qui réunit une suite d’anecdotes typiques pouvant survenir durant un échange. Écrits en rouge figurent des conseils pratiques utiles, pour bien se préparer à cette expérience.

Maïa et Isla
Maïa et Isla

En lisant le journal un beau soir, le papa d’Agnès découvre l’existence d’ALLEF,et se prend à imaginer sa  fille partageant la vie d’une famille anglaise pendant six mois : pas mal cette idée, mais que va-t-elle en penser ? Après un moment de surprise, Agnès se déclare prête à essayer. Il est vrai qu’elle est plutôt sociable, équilibrée, et que tout marche bien à l’école.

Un coup de fil à l’association , et voilà un petit livret qui permet de se faire une idée plus précise des conditions d’un échange. L’enthousiasme d’Agnès n’ayant pas faibli, il est décidé de demander un dossier

 

Le dossier est épais, et détaillé : quel travail pour le remplir !

Ina et Carla
Ina et Carla

Il faut décrire la vie de famille en détails, et certaines questions donnent lieu à de bonnes discussions. Il s’agit d’être franc, et réaliste aussi. Il faut donner à Agnès le plus possible de chances d’avoir une famille d’accueil qui corresponde bien à la sienne : ceci en décrivant fidèlement son mode de vie et ses habitudes, sans rien oublier de ce qui fait l’ambiance de la famille. On y joint des photos qui donnent une idée du cadre de vie et présentent parents et enfants.

 Toutes les questions sont importantes : répondez-y franchement et sans arrière-pensée, l’avenir de l’échange en dépend. La famille étrangère remplira le même dossier. Que diriez-vous si son dossier n’était pas sincère  ?
Quelques semaines plus tard, on reçoit un coup de fil du correspondant local d’ALLEF.

Solène et Carla
Solène et Carla

Ayant lui-même vécu un ou plusieurs échanges chez lui, il vient faire connaissance de la famille d’Agnès. Cette rencontre, au cours d’un repas, lui permet de partager son expérience, de répondre aux questions, et d’apprécier l’environnement familial pour compléter le dossier par un regard extérieur.

Enfin, il faut se déplacer à Paris, famille au complet, pour un entretien avec les responsables français et étrangers de l’association. En effet, c’est seulement après avoir rencontré toutes les familles « en chair et en os » dans les différents pays que l’équipe des responsables pédagogiques décide des appariements. Un dossier, aussi bien rempli et étudié soit-il, ne suffit pas pour connaître l’enfant.

Très important : nous devons rencontrer toute la famille !

 Quel long chemin parcouru depuis le premier contact avec ALLEF ! Jamais on ne s’est autant documenté sur le Royaume-Uni !

La maman d’Agnès trouve difficile de préparer sa fille simultanément à deux situations opposées. Peut-être un

Aurore et Nicky
Aurore et Nicky

départ, avec toute sa part d’inconnu, d’inquiétudes, de questionnements, d’impatience aussi. Mais peut-être aussi un dossier qui n’aboutira pas, faute d’avoir trouvé quelqu’un qui corresponde bien : dans ce cas, c’est un peu un rêve qui s’écroule, et il faut gérer la déception (ce qui ne veut pas dire qu’on a « échoué » à un test de passage mais seulement qu’aucune famille partenaire adéquate ne s’est présentée).

Agnès, elle, y croit dur comme fer, et commence à en parler aux copines et aux grands-parents. Les réactions sont d’ailleurs mitigées : l’idée n’est pas mauvaise, mais six mois ! Vous vous rendez compte ?
Est-ce bien raisonnable de prendre tant de risques ? La détermination des parents est presque entamée par les réflexions incrédules de leurs amis. Mais un jour, le courrier tant attendu arrive. Quand on

Jacinthe et Hema
Jacinthe et Hema

découvre la petite frimousse de Kate, criblée de taches de rousseur, le doute n’est plus permis, et l’excitation monte d’un cran.

C’est avec appréhension que l’on décroche le téléphone le samedi suivant : les Smith vont-ils comprendre l’anglais quelque peu poussiéreux du papa d’Agnès ? Et bien oui, on arrive à se comprendre, avec beaucoup de bonne volonté de chaque côté. Il faut dire que les parents de Kate sont venus plus d’une fois en vacances en France, et possèdent quelques rudiments de français. Ils souhaitent que leur fille puisse acquérir l’aisance qui leur manque tant !

ALLEF recommande, quand cela se peut, d’effectuer une visite préliminaire avant de se décider pour de bon à effectuer l’échange. Bien sûr, le manque de temps ou le coût du voyage ne le permettent pas systématiquement. En tout cas, il est toujours possible de renoncer à l’échange au tout dernier moment, si on ne se sent pas totalement en confiance. En revanche, lorsque l’enfant a été laissé seul dans sa famille d’accueil, l’échange débute et ce n’est pas un simple essai.
Courant janvier, c’est la première rencontre : elle s’effectue en “terrain neutre”,

Olivia et Dayna
Olivia et Dayna

les Smith ayant l’occasion de venir à Paris lors d’un déplacement professionnel du papa. On les accueille chez l’oncle Alain, ce qui leur évite le trajet jusqu’à Nantes. Les discussions vont bon train, on aborde tous les aspects de la vie des deux familles, et on règle toutes les questions que l’on a à cœur : c’est le moment ou jamais d’être clair et précis, pour être sûr de partir sur de bonnes bases.

 

 

Et l’assurance ?

Maladie
– la prise en charge est automatique et gratuite en Grande Bretagne et en Irlande.
– en France et en Allemagne, l’enfant doit être muni d’une carte européenne obtenue auprès de votre caisse d‘assurance maladie.

ALLEF propose si nécessaire une assurance complémentaire.

Responsabilité civile et accidents
L’association a souscrit un contrat qui couvre l’ensemble des échanges. Sont couverts en responsabilité civile aussi bien l’enfant reçu, pendant son séjour en France, que l’enfant français pendant son séjour à l’étranger.

 

 

Agnès doit partir à Manchester la première, ses parents l’y conduisent au début des vacances de février.

Céline et Flora
Céline et Flora

Leur séjour est bref, deux nuits sur place seulement, il ne s’agit pas de s’éterniser. Les adieux, même chargés d‘émotion, sont rapides. Agnès, toute à la découv erte de son nouvel environnement, se trouve vite entraînée dans des activités et des jeux. Dans la voiture par contre, c’est plutôt morne… Mais les Durand ont choisi de faire confiance, et se rendent bien compte qu’ils ont totalement transmis leur responsabilité parentale aux Smith. Bien sûr, c’est temporaire, et six mois, cela passe vite. Ils ont d’ailleurs prévu des travaux dans la maison, cela fera un dérivatif !

Le premier contact téléphonique a lieu le week-end suivant : Agnès est pleine d’enthousiasme, même si elle avoue pleurer un peu le soir avant de s’endormir. Elle détaille fièrement les mots qu’elle a déjà appris. Ses parents, rassurés sur son bien-être, ne prolongent pas le coup de fil au-delà de 20 à 30 minutes : il faut la laisser vivre sa vie, ne pas la replonger trop longtemps dans le français, dont elle doit s ‘affranchir dès que possible

La confiance dans la famille d’accueil est primordiale : celle-ci cherche à rendre l’enfant heureux, au travers d’une éducation et d’une culture différentes. Il faut savoir « lâcher prise » même si cela coûte parfois !.

 

Léa et Mariane
Léa et Mariane

Kate se révèle une enfant au fort caractère, et elle a parfois du mal à faire de la place à Agnès. Celle-ci trouve, à l’école, des copines qui vont l’aider à s’intégrer. La vie se poursuit, avec ses hauts et ses bas, avec ses coups de cafard et ses moments joyeux et insouciants. C’est étrange d’aller à l’école jusqu’à fin juillet ! Mais en revanche, il y a si peu de devoirs… et la journée d’école finit plus tôt.

Ce sont toujours les parents qui appellent leur enfant, pas le contraire. D’abord toutes les semaines (pas plus !) puis tous les quinze jours si c’est possible.

 

Pour terminer le séjour en beauté, les Smith emmènent Agnès au Pays de Galles en caravane. Elle parle

Marie et Rashmi
Marie et Rashmi

maintenant parfaitement bien, et participe pleinement à tout ce qui se passe au camping, où la plupart des gens n’ont même pas repéré qu’elle était française.
Puis c’est le ferry, et le retour à Nantes. Agnès a hâte de montrer à Mum et Dad sa maison, son quartier, son école. Mais ils font d’abord un peu de tourisme dans la région, pour lui laisser le temps de retrouver tranquillement ses parents.

 

 

Ils passent ensuite deux jours, pour installer Kate, puis s’en retournent bien vite : il ne faut pas manquer la

rentrée pour ses frères en Angleterre.

Pouvoir ménager une coupure entre les deux parties de l’échange est intéressant, pour pouvoir reconstituer, même brièvement, la cellule familiale, avant de poursuivre.

 

Tout comme Agnès, Kate va passer par des phases d’enthousiasme et de découragement.

Lucile et Chloé
Lucile et Chloé

Il faudra parfois la rappeler à l’ordre, elle est là pour apprendre, et cela demande un effort. C’est si tentant de jouer à celle qui ne comprend pas ! A la séparation affective s’ajoute en effet la fatigue due à cette immersion totale dans un monde nouveau, une culture différente et des habitudes de vie quotidienne qui parfois la surprennent. On alterne donc les câlins lorsque le cafard surgit, et la fermeté quand manifestement elle teste les Durand, et a besoin qu’on lui pose des limites. On évite absolument, même si ‘est tentant, de lui parler anglais : c’est un piège qui retarde d’autant l’apprentissage du français.

 

Il est indispensable de consacrer chaque soir un peu de temps à l’enfant. Ce moment de tête à tête permet l’acquisition des bases de la langue (lecture à haute voix) et l’accompagnement du travail scolaire quotidien. Il permet aussi une relation privilégiée avec celui que l’on accueille, pour être à l’écoute de ce qu’il vit.

Les six mois s’écoulent sans anicroche majeure, les bonnes relations tissées avec l’autre famille permettant d’aplanir les petites difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent. Ayant déjà vécu une moitié de l’échange, on conçoit mieux les sentiments des autres parents.

C’est en avion que Kate repartira fin février, en se promettant bien de revenir dès que possible.

Quand une incertitude ou une inquiétude survient, un coup de téléphone à ALLEF s’impose. Le correspondant local peut donner des conseils pour rassurer et dédramatiser. Si besoin, le responsable pédagogique contacte son homologue étranger pour faire évoluer la situation.

Léa et Paloma
Léa et Paloma

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