Bons mots et conseils

Où il apparaît qu’un bon mot d’enfant, une phrase, résument ou illustrent souvent avec justesse les préceptes d’Allef !

LAISSEZ LES VIVRE !

«  Oui, un échange, c’est lourd ! passer de 2 à 3 enfants, c’est un tiers de tout en plus ! » et pas seulement sur le plan matériel (linge, temps à consacrer aux devoirs, aux activités) mais aussi attention à donner et à savoir partager .Cette même maman souligne sa reconnaissance envers les parents allemands qui n’ont pas cherché à intervenir pendant le séjour de leur fils en France, même si la maman allemande a beaucoup souffert de son absence.

Ne sous-estimez pas les capacités d’adaptation des enfants. William, en début de séjour, au téléphone avec sa maman : «  j’ai des copains ! Maman surprise : « Mais comment tu communiques avec eux ??? »  En fait, « il vit sa vie, c’est comme lorsqu’on envoie son enfant en colonie, on n’y pense pas tout le temps. »

Il faut se sentir en toute confiance et ne plus y revenir : « Lucile a vécu sa tranche de vie sans nous. »

PARTIR ? RECEVOIR ? DANS QUEL ORDRE ? QUEL EST LE PLUS DIFFICILE ?

D’une maman très angoissée à l’idée de laisser partir sa fille : «  Nous avons reçu l’enfant allemande d’abord, cela m’a rassurée ». Le choix n’est pas toujours laissé aux familles, certains impératifs (scolaires par ex) nous guident.

Contrairement aux idées reçues, il est souvent plus difficile de recevoir. Tel ce couple de parents : «un échange apporte tolérance et adaptation par tous , y compris les parents. On est obligé de se remettre en cause, non seulement au niveau pratique mais aussi pédagogique, tous les jours», ce qui est particulièrement vrai quand l’enfant ne réagit pas comme on l’avait imaginé.

Cette autre famille est tombée de haut : «Pendant que Claire était en échange, tout semblait aller très bien», impression confirmée par Claire elle même et les parents allemands. Surprise au retour pour la 2 ème partie de l’échange : «Elles se disputaient tout le temps en allemand !» ce qui a valu à la famille française une première semaine épouvantable .

Parfois des jalousies s’installent entre les enfants, manifestées par un agacement dans la fratrie au complet : «  Il faut toujours lui dire de faire comme ci, de faire comme ça !!! »ou un petit frère jaloux qu’on lui consacre moins de temps.

Amanda, une «ancienne» de 17 ans confirme : «  Pendant l ‘échange, on se disputait souvent , mais maintenant nous sommes sœurs sans les disputes .»

«  ALLO MAMAN BOBO… » : TELEPHONE ? MAIL ? LETTRE ?

Une question préoccupe les familles : comment communiquer de parents à parents quand on n’a pas une maîtrise suffisante d’une langue commune ?

Avant de se poser la question de COMMENT communiquer, il est préférable de réfléchir à QUAND communiquer. Un contact hebdomadaire ou tous les 15 jours, de 20mn maxi avec son enfant, par téléphone, est une bonne norme. En profiter pour échanger quelques mots avec les parents étrangers à chaque fois est une sécurité. Exemple de cette petite anglaise qui, consciente d’avoir récemment mal agi envers sa famille française (elle avait menti) a vite raccroché avant que les parents (en totale confiance de part et d’autre) n’aient eu le temps de se parler !

La communication orale entre les familles est souvent approximative, mais suffit en général. Allef recommande, en cas de besoin sur un point important ne souffrant pas d’approximation, de communiquer par écrit, dans sa propre langue maternelle, afin d’éviter erreurs de traduction ou faux sens. Votre correspondant, ou vous-mêmes, trouverez toujours quelqu’un capable de vous traduire très précisément le courrier, au besoin en ayant recours aux responsables d’Allef.

Inversement, ne laissez jamais la famille partenaire croire que vous comprenez parfaitement sa langue si ce n’est pas le cas, car le jour où un incident survient, votre incompréhension des subtilités de la langue ne feront que le compliquer, inutilement.

Mail, portable et autres moyens modernes ont surtout contribué à alourdir la tâche des coordinatrices qui ont dû parfois démêler des rancœurs accumulées par un échange excessif de mails «à chaud » entre parents. L’instantanéité ne vaut rien dans un échange Allef, place à la réflexion, la sérénité, la modération. Pourquoi ne pas en profiter pour redécouvrir le plaisir, devenu rare, des lettres manuscrites ou de la carte postale (mais pas trop nombreuses, cependant, une à deux maxi par semaine, toutes provenances confondues…) ?

Conseils : si trop de courrier arrive pour votre enfant étranger, le grouper et le lui remettre un seul jour par semaine. Pour éviter que trop de courrier n’arrive à votre enfant dans sa famille étrangère, ne pas donner l’adresse autour de vous, et tant pis pour «  la grand-mère en colère »  qu’a du affronter cette famille française disciplinée qui ne lui avait pas donné l’adresse anglaise de sa petite fille. Eventuellement, servez de «  filtre » pour le nombre de courriers envoyés par semaine, via votre intermédiaire.

Tout en français en France ? Tout en allemand en Allemagne ? Tout en anglais en Angleterre ? PAS SI FACILE !

Règle d’or : dés le premier jour, l’enfant ne doit entendre que la langue de son pays d’adoption. Facile à dire … si on oublie les sceptiques (très nombreux chez les parents eux mêmes et leur entourage), les « sûrs d’eux mêmes » qui en profitent pour se mettre en valeur ou s’offrir un petit entraînement dans la langue étrangère avec votre enfant étranger, les enseignants qui pensent « aller plus vite en anglais » – plus rarement en allemand d’ailleurs !

N’oubliez jamais que ces enfants ont fait preuve d’un grand courage en partant ainsi 6 mois dans l’inconnu. Ne leur rendez pas la vie plus difficile en croyant les aider par quelques mots dans leur langue maternelle «pour démarrer ». Si vous vous êtes adressés à Allef, c’est que vous avez confiance en notre association et en son expérience, alors croyez nous jusqu’au bout. Illustration humoristique grâce à Laurence,  maman, début de deuxième partie d’échange : «1 ère semaine, le bilingue est accepté avec toute la famille ( i.e  si la petite anglaise parle anglais, on lui répond, parfois même en anglais) ; 2 ème semaine, bilingue toléré entre les filles seulement ( i.e  celles dont l’anglais a été pendant 6 mois la langue de communication) ; mais maintenant où on ne veut plus entendre parler anglais, on a droit aux disputes ! » Ce problème de la langue commune est toujours plus flagrant en 2 ème partie d’échange, car les enfants concernés ont déjà 6 mois de vie dans une langue commune: «  On ne veut pas casser la communication » dit à juste titre cette autre maman.

Cependant, ces deux mêmes enfants doivent re-construire des liens nouveaux avec les autres membres de la fratrie, et leurs parents. Cela va de pair avec la nécessité de ré-inventer, entre eux/elles deux un nouveau mode de communication dans une autre langue. C’est frustrant ! Après 6 mois, le niveau de communication, et parfois de complicité, atteint est élevé, repartir de zéro est parfois mal vécu. Ainsi, Chloe, arrivée en 2 ème partie, «se parle»  à haute-voix en anglais. «  Pas d’anglais » dit sa maman française. « Mais je ne te parle pas ! »  répond Chloe.

Autre « recette » à partager : la petite allemande parlait en allemand au lapin français (les animaux domestiques sont souvent de patients et attentifs confidents pour nos jeunes enfants…). « Tu sais, ce lapin ne comprend que le français » lui a habilement suggéré son papa français.

SCOLARITÉ ET ACQUIS LINGUISTIQUES : «  J’ai tout oublié ! »

PAS AVEC ALLEF

Comment entretenir la langue étrangère après l’échange ? Si les contacts sont restés bons entre les familles, les vacances sont un bon moyen de retourner plonger dans le bain familial et linguistique étranger. Combien de familles Allef planifient désormais leurs vacances en prenant en compte les va et vient de leurs enfants français et étrangers ? Un casse-tête parfois, mais bien sympathique.

Envoyer son enfant suivre les cours d’allemand ou d’anglais en 6 ème ou 5 ème après son échange Allef est rarement utile (mais on n’a pas toujours le choix). Il s’y ennuiera probablement et parfois même sera rejeté : «  La prof d’allemand ne veut pas le voir en cours ! »  disent ces parents français. Et pour cause : «  Vous mettez un champion de ski dans un groupe de débutants, imaginez la tête du moniteur !» Habile comparaison d’un sportif connaisseur.

Les relations entre l’enseignant et l’enfant sont très variables, selon leur personalité respective, et les conditions de l’échange. Une chose est sûre : «  N’essayez jamais de retranscrire cette expérience culturelle et linguistique sur le plan scolaire ». L’enfant Allef   ne traduit pas cette langue qu’il a apprise comme sa langue maternelle . Demanderiez vous à un enfant de 5 ans de vous conjuguer un verbe à toutes les personnes ? Non, et pourtant il le fait probablement très bien à l’usage, spontanément, par imprégnation.

Autres possibilités : les sections européennes, le CNED, les rencontres avec des étrangers en France (séance de «  conversation anglaise ou allemande) livres et films en VO, etc. Il existe autant de techniques que d’enfants, mais quoi qu’il en soit, comme le vélo, une langue apprise via Allef ne s’oublie pas.

SEQUENCE EMOTION

En vrac, quelques moments choisis, riches en émotion et si «  alleffement » authentiques :

au téléphone, à sa fille qui vient de partir : «  As tu pleuré ? »  «  Pas encore ! », mais la grande sœur de 19 ans restée en France, oui.
– à propos de cet enfant si difficile à cadrer, à faire «  entrer dans le moule » : «  Le moule était trop petit ».
fin de première semaine à l’étranger, Lucile au téléphone : «  Si vous voulez, je vais vous raconter ma semaine. Bon, le premier jour, je ne vous raconte pas, c’est trop triste ! ».
cette famille, si émue d’avoir accompagné leur fille à l’école étrangère, avant eux mêmes de regagner la France : «  On a attaché le chien à la place réservée devant l’école, on s’est fait des adieux déchirants, et dans l’émotion, on est partis … en oubliant le chien ! »

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